Après un premier contact avec une recruteuse, puis un entretien avec un manager de proximité visiblement désintéressé par notre échange (à sa décharge : un vendredi à 18 h), j’ai été conviée à un second entretien avec un autre manager, plus haut placé.
Ce fut, de loin, l’entretien le plus désagréable que j’aie jamais eu à subir.
Dès le début et tout au long de l’échange : soupirs, regards dubitatifs, attitude ouvertement condescendante. Une posture pesante, presque méprisante. L’entretien s’est rapidement transformé en une tentative permanente de déstabilisation : remarques gratuites comme « de toute manière, les grandes entreprises ne vous embaucheront jamais en direct », questions volontairement piégeuses du type « qu’est-ce qu’un CDI, au fond ? » (pour finalement balayer la réponse attendue), et remise en cause répétée de mes choix de carrière.
Un exercice stérile, davantage destiné à rabaisser qu’à évaluer.
Et pourtant, il conclut en me proposant un projet pour lequel j’étais, selon lui, « la personne idéale ». Proposition que j’ai refusée sans la moindre hésitation, ayant déjà une offre bien plus attractive, tant sur le fond que sur la forme, ailleurs.
Si c’est ainsi que sont traités les candidats, je laisse imaginer le management au quotidien.
En bref : fuyez.